Né le 17 novembre 1923 à Pontchâteau dans le département de la Loire-Atlantique, il est ajusteur à l’usine de construction de locomotives Batignolles-Châtillon à Nantes (44). En janvier 1944, il rejoint la Résistance au sein du FN (Front national de lutte pour la libration et l’indépendance de la France) groupe Batignolles, il distribue des tracts et participe à des actions de sabotage. Il est arrêté le 22 avril 1944 à Nantes par la Gestapo, incarcéré à la prison de la ville, puis le 28 avril interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint la 14 où il reçoit le matricule 49917. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 11 juin il est transféré au Kommando de Schönebeck chargé de la fabrication de pièces d’avions pour la firme Junkers. Le Kommando de Schönebeck est évacué, à pied le 11 avril 1945 en direction de Sachsenhausen dans une Marche de la mort de 500 km pendant 23 jours. Il est libéré le 4 mai 1945 vers Parchim par les troupes américaines.
Émile DEMY est décédé le 7 juin 1999 à Nantes dans le département de la Loire-Atlantique.