Né le 12 décembre 1913 à Genève en Suisse. Naturalisé français à sa demande le 24 avril 1940, il s’installe à Lyon (69). Il rejoint la Résistance au sein du réseau Mithridate en qualité d’agent P2. Il est arrêté, sur dénonciation, par la Milice le 14 octobre 1943, incarcéré à la prison de Montluc, puis interné le 15 janvier 1944 au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 22329. Déporté le 22 janvier 1944 à destination de Buchenwald qu’il atteint le 24 janvier, il reçoit le matricule 42649. Il effectue sa période de quarantaine au Block 58 du Petit camp, puis intègre le Block 14 du Grand camp. Le 25 mars 1944, il est affecté au Kommando de Laura chargé d’installer dans des galeries d’une carrière d’ardoise, une usine souterraine de production d’oxygène liquide pour les fusées V2 et d’essais de propulsion. Le 25 juillet, il est envoyé au Kommando de Dora, puis quelques jours plus tard au Kommando de Wieda, siège de la SS-Baubrigade III, chargé de la construction de la ligne ferroviaire stratégique reliant Kassel à Nordhausen, avant d’être affecté au Kommando disciplinaire (Strafkommando) d’Osterhagen, un chantier dépendant de la SS-Baubrigade III. Le 6 avril 1945, le Kommando est évacué à pied à Wieda, qui l’est à son tour le lendemain. L’évacuation s’effectue en train en wagons découverts, il parvient à s’évader dans les jours qui précèdent le massacre de Gardelegen du 13 avril. Recueilli et caché par un paysan allemand, Il est libéré par l’armée américaine
Claude DERIEUX est décédé le 17 avril 1958 dans le VIIIe arrondissement de Paris. Il est Officier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec palmes.