Né le 19 mai 1922 à Saint-Vaast-sur-Seulles dans le département du Calvados, il est ouvrier agricole et vit à Hottot-les-Bagues (14). Appelé pour le STO (Service du travail obligatoire), il prend le 30 juin en gare de Caen le train spécial des requis. Lors d’un arrêt en gare de Mézidon, la situation dégénère,des cris, des insultes contre Pétain, Laval et les Allemands. Les jeunes descendent du train sur le quai et commencent à piller un chargement de fromages en instance de chargement. Les fonctionnaires allemands de la Reichsbahn, présents, interviennent pour faire cesser le chahut, mais ils sont dépassés. Des agents de la Gestapo, épaulés par la Feldgendarmerie et quelques gendarmes français arrivent sur les lieux. Les requis, au nombre de 196, ont regagné les wagons, mais douze d’entre eux, désignés au hasard, et considérés par la Gestapo comme responsables, sont emmenés à la Maison d’arrêt de Caen (14). René Desoutter est du nombre. Interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 16729. Déporté le 2 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 4, il reçoit le matricule 20244. Il effectue sa période de quarantaine au Block 62 du Petit camp. Le 29 septembre il est transféré au Kommando de Dora.
René DESOUTTER y décède le 25 janvier 1944.