Né le 18 août 1894 à Montpellier dans le département de l’Hérault, il est professeur de Lettres-Histoire-Géographie. Mobilisé à partir de mars 1917 au 18° RT (Régiment du Train), il participe aux combats en Picardie et en Artois avec le grade de brigadier. Il est l’un des créateurs des premiers camps de vacances pour jeunes en souffrance : colonie des Lutins à la mer de Sète (34) en 1924 et colonie des Lutins cévenols de Saint-Bauzille-de-Putois (34) en 1936. Dès la fin de 1940, il rejoint la Résistance. Avec son épouse il récolte des renseignements transmis à une organisation clandestine de Lyon (69), il fabrique des cartes d’identité, il communique à l’AS (Armée secrète) plans, relevés, croquis, mettant à contribution ses talents de géographe. Au début de 1943, il devient responsable départemental du NAP (Noyautage des administrations publiques). Il est arrêté le 20 juillet 1943 par la Gestapo. Incarcéré à la prison militaire de la 32° à Montpellier (34) et interrogé à deux reprises à la Villa des rosiers siège de la Gestapo. Le 20 août 1943, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Le 16 septembre il est déporté à Buchenwald qu’il atteint le 18 où il reçoit le matricule 21414. Il effectue sa période de quarantaine au Block 55 du Petit camp. Le 13 octobre il est transféré au Kommando de Dora. Malade, il est envoyé en décembre au Revier du camp.
René DEVIC y décède le 31 décembre 1943.