Né le 26 mai 1914 à Cussac dans le département de la Haute-Vienne. Il s’engage comme volontaire en Espagne républicaine à dater du 13 février 1938, affecté à la 14e Brigade internationale puis à une batterie de DCA. Mobilisé en septembre 1939, il est cité à l’ordre de son régiment durant les opérations de l’armée au mois de juin. Fin 1940 il rejoint la Résistance au sein des FTPF (Francs-tireurs partisans français). En 1943 il devient responsable des FTPF pour le département de la Dordogne. Il est arrêté le 19 août par les GMR (Groupe mobile de réserve), incarcéré à la prison de Limoges (87), puis à la centrale d’Eysses (47) participant aux actions des 9-11 décembre 1943 et à la bataille des 19 ou 20 février 1944 contre les forces de Vichy soutenues par l’artillerie allemande, en vue de rejoindre les FFI. Ensuite, il est envoyé au camp de Noé (31), puis le 17 mars 1944 il est transféré au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (81). Le 28 juillet 1944, le directeur du camp reçoit l’ordre de préparer l’évacuation du camp et de remettre les internés aux Allemands. Déporté, le 30 juillet, depuis Toulouse à Buchenwald qu’il atteint le 6 août et reçoit le matricule 69118. Il effectue sa période de quarantaine au Block 52 du Petit camp, puis intègre le Block 26 Il est nommé le 23 aout Stubendienst (adjoint au chef de Block) du Block 48, le 1er septembre il est affecté au Kommando Mutterbodenabtrag (déblayage de terre fertile), le 14 septembre au Kommando Baukommando I (construction) et le 20 mars 1945 il est nommé Stubendienst du Block 26. Le camp de Buchenwald est partiellement évacué du 6 au 10 avril. Il est incorporé dans un convoi d’évacuation en direction du camp de Dachau. Il réussit à s’évader lors de cette Marche de la mort.
Jean DEVILLE est décédé le 16 mai 1994 à Limoges dans le département de la Haute-Vienne. Il est Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Médaille militaire.