Né le 30 septembre 1904 à Villers-Outréaux dans le département du Nord, il est ouvrier métallurgiste. Il adhère aux Jeunesses communistes et en 1928, il quitte ses responsabilités aux JC pour entrer au comité du sous-rayon de Denain du Parti communiste. En 1932 il est élu député dans la troisième circonscription de Valenciennes (59). Le 16 janvier 1940, lors de la discussion du projet de loi prononçant la déchéance des élus communistes, il déclare : « Ensemble nous sommes aujourd’hui obligés de reconnaître tout ce qu’a d’odieux l’agression contre la République Finlandaise. …Je pense qu’il est de mon devoir de dire aux ouvriers français… « Il faut lutter, il faut vaincre, il faut travailler pour empêcher l’envahisseur d’entrer sur notre territoire, il faut gagner la guerre contre Hitler. ». Le 20 février 1940, la Chambre décide par un vote que la loi de déchéance qui frappe les élus communistes, ne s’applique pas à Sulpice Dewez. Le 10 juillet 1940, il vote en faveur du projet de loi constitutionnelle accordant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Pendant l’occupation, il est placé en résidence forcée à Aurignac (31) où il échappe à un attentat (rafale de mitraillette). Il rejoint la résistance locale. Arrêté en juin 1944, (il aurait été contraint de se livrer pour éviter la prise de vingt otages). Déporté depuis Toulouse le 30 juillet à Buchenwald qu’il atteint le 6 août il reçoit le matricule 69208. Il effectue sa période de quarantaine au Block 51 du Petit camp, puis intègre le Block 19 du Grand camp. Le 4 octobre il est transféré au Kommando d’Iéna chargé de la réparation de locomotives et des voies ferrées pour la Reichsbahn. Le Kommando est évacué les 10 et 11 avril 1945 en train jusqu’à Leipzig puis à pied en direction de la Tchécoslovaquie. Il est libéré le 6 mai par les troupes soviétiques.
Sulpice DEWEZ est décédé le 3 mars 1974 à Gonesse dans le département du Val-d’Oise. Il est Officier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre 39-45.