Né le 10 janvier 1924 à Corato en Italie, il est manœuvre et demeure à Grenoble (38). Il est arrivé en France en 1937. Réfractaire au STO (Service du travail obligatoire) il rejoint la Résistance au sein de l’AS (Armée Secrète) dans le Groupe-Franc de la Viscose. Envoyé en mission pour récupérer des armes, il se retrouve à Grenoble lors de la manifestation du 11 novembre 1943 interdite par le régime de Vichy (03). Une semaine avant, la résistance a appelé à commémorer l’armistice de 1918 devant le monument des Diables bleus. Très vite, les autorités allemandes réagissent et arrêtent plus de 1500 personnes dont 369 hommes de plus de seize ans qui son enfermés durant trois jours à la caserne Bonne, puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Joseph Diaferia est déporté le 17 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 19 où il reçoit le matricule 39654. Il effectue sa période quarantaine au Block 59 du Petit camp. Le 10 février il est transféré au Kommando de Dora. Le Complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945, malade il évite les évacuations et est libéré sur place le 11 avril par les troupes américaines.
Joseph DIAFERIA est décédé le 26 novembre 2007 à Saint-Martin-d’Hères dans le département de l’Isère.