Né le 7 septembre 1920 à Caen dans le département du Calvados, il est employé dans la boulangerie de ses parents à Angerville (91). Le 22 août 1939, il signe un contrat d’engagé volontaire pour trois ans à l’intendance militaire de Montpellier (34). Placé en congé d’armistice, il est requis le 25 janvier 1943 au STO (Service du travail obligatoire) affecté à Delmenhorst dans le Land de Basse-Saxe. Il est arrêté le 7 juillet 1944, par la Gestapo de Brême pour propagande anti-allemande, encouragement au sabotage et organisation de résistance. Il est envoyé au camp d’Auschwitz-Birkenau. Le matricule 174644 est tatoué sur son avant-bras gauche. Il est affecté au Kommando de Fürstengrube chargé de l’extraction de charbon pour la société société Furstengrube GmbH. Le Kommando est évacué à pied le 18 janvier 1945, arrivé à Gleiwitz, les survivants sont chargés sur des wagons découverts et dirigés au camp de Mittelbau-Dora. Il y arrive le 28 janvier et reçoit le matricule 108838. Le 1er février il est envoyé au Kommando d’Osterode chargé de travaux souterrains effectués par l’organisation Todt pour l’installation d’une usine pour le raffinage d’huiles minérales. Le 21 mars 1945, il est versé à la SS-Baubrigade I à Sollstedt. Début avril 1945, devant l’avancée des troupes américaines, les SS transfèrent les détenus au Kommando de Steyr dépendant du camp de concentration de Mauthausen. Il est libéré le 5 mai 1945 par l’armée américaine.
Jean DIBEL est décédé le 11 janvier 2007 à Pont-l’Évêque dans le département du Calvados.