Né le 3 juin 1973 dans le VIII° arrondissement de Paris, il est médecin neurologue, aliéniste. Lors de la Première guerre il se porte volontaire et est affecté au 24e BCP (Bataillon de chasseurs à pied) en qualité de médecin major. Il est démobilisé en 1919 et réintègre son poste de médecin-directeur à l’asile de Braqueville à Toulouse (31). Il prend sa retraite en novembre 1936, mais continu à enseigner à la faculté de lettres de Toulouse. En septembre 1939, il demande à être affecté sur le front et sert en qualité de directeur à l’hôpital psychiatrique de Saint Rémy près de la ville de Vesoul (70). En juin 1940 après l’armistice, il regagne Toulouse où dès juillet il organise des passages en Espagne d’officiers anglais et polonais. Il participe également à la rédaction et à la publication clandestine de Vive la Liberté. Il rejoint le mouvement Combat et devient en novembre 1942 chef de mission, puis il est chargé par l’État-major de Combat de réunir et d’orienter les activités résistantes dans les administrations publiques afin de préparer la prise politique à la Libération. Il devient le responsable régional du réseau NAP (Noyautage des administrations publiques). Il est arrêté le 6 juillet 1943 à son domicile par la police allemande, incarcéré à la prison militaire de Furgole, puis en novembre transféré à la prison Saint-Michel également à Toulouse. Le 15 janvier 1944, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 27 janvier à destination de Buchenwald qu’il atteint le 29 où il reçoit le matricule 43786. Il effectue sa période de quarantaine au Block 60 du Petit camp. Alors que les médecins déportés n’ont pas le droit de soigner leurs compagnons en dehors du Revier (placé sous la surveillance étroite des SS) Il le fait quand même par respect du Serment d’Hippocrate auquel il a souscrit bien longtemps auparavant. Surpris par les SS il est sanctionné durement et envoyé, en punition, à la vidange des latrines du Petit camp en plein hiver 1944. Il ne se relève pas de cette sanction.
Maurice DIDE décède le 24 mars 1944. Il est Officier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre 14-18