Né le 2 mai 1917 à Ghyvelde dans le département du Nord, il est étudiant. Mobilisé en septembre 1939, il est affecté au 401e DCA (Défense contre avions), puis au 404e DCA. Fait prisonnier, il est interné au Stalag VI A à Cologne. Il découvre le scoutisme auprès de prisonniers de guerre scouts très actifs. Transformé en travailleur civil, il étend leur action auprès des STO (Service du travail obligatoire) français. Beaucoup de prisonniers de guerre ont été transformés en travailleurs civils à Cologne à cette époque pour faciliter la surveillance de la ville lors des bombardements (juin-juillet 1943) et libérer les troupes allemandes de la surveillance des Stalags pour les envoyer au front. Ces activités interdites contribuent à étendre l’influence de l’action catholique. En application du décret nazi du 3 décembre 1943 contre l’action catholique parmi les ressortissants français en Allemagne, il est arrêté, suite à une dénonciation, le 18 juillet 1944 à Cologne pour son activité scoute par la Staadtpolizei de Cologne. Il est incarcéré à la prison de Brauweiler. Il est envoyé le 17 septembre au camp de Buchenwald où il reçoit le matricule 81803. Il effectue sa période de quarantaine au Petit camp, puis intègre le Block 26 du Grand camp. Il est affecté à divers Kommandos intérieurs.
Louis DIDION décède le 16 février 1945.