Né le 12 juillet 1922 à Joué-lès-Tours dans le département de l’Indre-et-Loire. Après une formation de radio-technicien, il s’engage au 8e RC (Régiment de cuirassiers), puis en octobre 1942 renouvelle son engagement pour servir au sein du 4e RCA (Régiment de chasseurs d’Afrique). En attendant d’embarquer pour l’Afrique-du-Nord où est stationné le régiment, il est en subsistance au 6e RC à Limoges. Après la suppression de l’Armée d’armistice, il est requis pour le STO, mais refuse d’aller travailler en Allemagne et décide de franchir la frontière espagnole pour rejoindre les FFL (Forces françaises libres). Il est arrêté par la Gestapo le 28 juin 1943 à Mauléon-Licharre (64), interrogé à Biarritz, puis incarcéré au fort du Hâ à Bordeaux (31) et interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) où il perçoit le matricule 17096. Déporté le 2 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 4 où il reçoit le matricule 20375. Il effectue sa période de quarantaine au Block 62 du Petit camp. Le 20 septembre il est transféré au Kommando de Dora où il intègre le Kommando AEG chargé du montage du câblage électrique équipant les moteurs des V2. Le 28 août l’ensemble du Kommando est transféré au Kommando d’Ellrich-Juliushütte. Le 12 mars 1945 il est envoyé au Kommando d’Harzungen chargé des travaux de creusement au chantier B3. Le Kommando est évacué à pied le 4 avril, puis le 7 embarque en train à Wernigerode qui subit alors un important mitraillage du convoi lors d’une attaque aérienne des alliés où Il est gravement blessé.
Yves DUBOIS décède le 15 avril de ses blessures.