EBRAN Albert KLB 77104

Né le 20 octobre 1895 à Tourlaville dans le département de la Manche, il est charpentier. Mobilisé lors de la Première Guerre mondiale, il est décoré de la Croix de guerre 1914 -1918. Démobilisé, il s’installe à Montreuil (93). En février 1941 il rejoint la Résistance au sein du réseau Hector. Il est arrêté le 10 octobre 1941 par l’Abwerh dans le cadre de l’Opération Porto qui vise essentiellement ce réseau de résistants. Incarcéré à la prison de Fresnes (94), il est interné en décembre 1941 dans la prison de Wuppertal (Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie), puis en mai 1942 à celle d’ Anrath (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) et au camp d’Hinzert (Rhénanie-Palatinat). Il est libéré le 15 août 1942 suite à un procès pour lequel les Allemands n’ont pas trouvé de preuves de son appartenance à la Résistance. Il gagne le Loiret où il vit dans la clandestinité. Il intègre notamment le Mouvement Turma-Vengeance. Il est arrêté à Lorris le 27 juillet 1944, incarcéré de nouveau à la prison de Fresnes. Déporté le 15 août depuis le quai aux bestiaux de la gare de Pantin (93) à Buchenwald qu’il atteint le 20, il reçoit le matricule 77104. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 3 septembre, il est transféré au Kommando de Dora, puis le 7 à celui d’Ellrich-Juliushütte chargé des travaux de la Mittelwerk. Le 3 mars 1945, jugé « inapte au travail » par les SS, il est envoyé avec 1602 malades à la Boelcke-Kaserne à Nordhausen. Le 6 mars, le convoi reformé avec 2251 malades est dirigé vers Bergen-Belsen qu’il atteint le 7.

Albert EBRAN est déclaré disparu comme la quasi-totalité des hommes de ce convoi. Il est titulaire à titre posthume de la Croix de guerre 39-45.