Né le 18 novembre 1895 à Brionne dans le département de l’Eure. Mobilisé en août 1914, il rejoint le 39e RI (Régiment d’infanterie) et part se battre dans les Dardanelles où il est blessé, évacué et soigné à Nice (06). Incorporé dans le 176e régiment d’infanterie après sa convalescence, il est capturé en 1916, en Serbie. Il réussit à s’évader, reprend le combat, au 28e régiment d’infanterie pour rejoindre le théâtre des opérations en France, à Verdun et au chemin des Dames. En 1918, à quelques mois de la fin des hostilités, il est intoxiqué aux gaz et évacué le 14 août 1918 pour être soigné. Il est finalement démobilisé en 1919 après un an d’occupation de la Sarre. Il s’installe à Serquigny (27) et exerce le métier de couvreur. En, juillet 1943, il rejoint la Résistance au sein du mouvement Résistance où il participe au sauvetage d’aviateurs alliés tombés dans la région. Il est arrêté le 14 janvier 1944 par la Gestapo, incarcéré à la prison Bonne nouvelle à Rouen (76). Le 12 avril il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 31645. Déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30. Le matricule 185505 est tatoué sur son avant-bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 52581. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 48 du Grand camp. Il est affecté au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière). Le 3 juillet il est transféré au Kommando de Bernsberg chargé de l’aménagement et la construction de bâtiments des communs du château qui abrite une école d’élite Napola (Nationalpoliyische Erziehungsanstalt). Le 25 février 1945, il est envoyé au Kommando Hardehausen-Scherfede chargé de travaux d’entretien et de nettoyage des bâtiments qui abrite également une Napola. Il est libéré le 11 avril 1945.
Georges ECALARD est décédé le 21 décembre 1970 à Serquigny dans le département de l’Eure.