Né le 13 septembre 1923 à Lille dans le département du Nord, il est étudiant. Craignant être requis pour le STO (Service du travail obligatoire), il quitte, en juin 1943, son domicile de Lille et décide de franchir la frontière espagnole pour rejoindre les FFL (Forces françaises libres) en Afrique du Nord. Il est arrêté le 18 juillet, dans le train entre Bordeaux et Dax, par la Gestapo. Interrogé à l’hôtel Édouard VII à Biarritz (64) puis le 16 juin, à la Maison Blanche également à Biarritz. Le 21 juin, il est incarcéré au fort du Hâ à Bordeaux (33). Le 15 août, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 18307. Déporté le 28 octobre à Buchenwald qu’il atteint le 30, il reçoit le matricule 31008. Il effectue sa période de quarantaine au Petit camp, puis intègre le Block 14 au Grand camp. Le 10 décembre il est transféré au Kommando de Laura chargé d’installer dans des galeries d’une carrière d’ardoise une usine souterraine de production d’oxygène liquide pour les fusées V2 et d’essais de propulsion. Le 20 juillet, il est envoyé au Kommando de Dora affecté le 11 août au Kommando de Wieda siège de la SS-Baubrigade III. Cette SS-Baubrigade est chargé de la réalisation d’une ligne de chemin de fer reliant Kassel à Nordhausen. Il est dirigé sur le Kommando de Nüxei un chantier dépendant de la SS-Baubrigade III. Il est évacué le 6 avril 1945 depuis Wieda, le 11 avril il réussit à s’évader à la gare de Letzlingen en profitant d’une attaque aérienne des Alliés. Il est libéré le 14 avril à Jävenitz lorsqu’il rencontre les troupes américaines.
Pierre EGO est décédé le 1er avril 1944 à Dunkerque-Rosendaël dans le département du Nord.