Né le 17 septembre 1893 à Angers dans le département du Maine-et-Loire, il est monteur aux PTT et vit à Louviers (27). Mobilisé lors de la Première Guerre mondiale, il a été blessé et fait prisonnier. En octobre 1942, il rejoint la Résistance au sein du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France), puis le réseau Résistance sous les pseudonymes de Francis ou Cix. Il dirige une section de FFI (Forces françaises de l’intérieur) du canton de Louviers. Il est arrêté le 25 janvier 1944 par la Gestapo, incarcéré à la prison Bonne Nouvelle de Rouen (76), puis le 12 avril au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 31646. Déporté le 27 avril à Auschwitz qu’il atteint le 30. Le matricule 185511 est tatoué sur son avant-bras gauche. Le 12 mai, le convoi est reformé à destination de Buchenwald qu’il rejoint le 14. Il reçoit le matricule 52571. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, au Block 51 également au Petit camp, puis intègre le Block 45 du Grand camp. Il est affecté le 5 juin au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière), le 28 juillet au Kommando intérieur Entlader Gustloff-Werk II (déchargement pour l’usine), le 2 septembre au Kommando intérieur Baukommando I (entretien et construction pour l’usine). Le 12 septembre il est transféré au Kommando d’Aschersleben chargé de la réalisation de moteurs d’avions pour la firme Junkers. Le 13 janvier 1945, il est envoyé au Kommando de Langenstein chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Le Kommando est évacué le 9 avril 1945. Malade au Revier, il n’est pas évacué et est libéré sur place le 13 avril 1945 par les forces américaines.
Francis EONIN est décédé le 1er septembre 1975 à Louviers dans le département de l’Eure.