Né le 17 avril 1922 à Aubry-le-Panthou dans le département de l’Orne, il travaille à l’arsenal de Lorient (56). En avril 1941, il rejoint la zone libre pour s’engager dans l’Armée d’armistice avec l’espoir de gagner l’Afrique du Nord et de rallier les FFL (Forces françaises libres). Il intègre le 5e RD (Régiment de dragons) mais reste à Mâcon (71) jusqu’à l’invasion de la zone dite libre par la Wehrmacht le 11 novembre 1942. Rendu à la vie civile, il retourne dans l’Orne, il est très vite requis pour l’Organisation Todt sur les côtes de la Manche. Il réussit néanmoins à s’enfuir et se cache comme réfractaire à Argentan (61). Il rejoint la Résistance au sein du groupe BOA (Bureau des opérations aériennes) de Mardilly (61) où après le débarquement de Normandie, il participe à l’abattage d’arbres sur les routes et aux attaques contre des véhicules allemands. Il est arrêté le 17 juin 1944 par des auxiliaires français de la Gestapo, incarcéré à la prison d’Alençon (61), puis le 3 août interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 46775. Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 78491. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Il est affecté le 8 septembre au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière). Le 13 septembre, il est transféré au Kommando de Neu-Stassfurt chargé d’installer une usine dans des galeries, situées à 460 mètres sous terre, d’une mine de sel. Le Kommando est évacué à pied le 11 avril 1945 lors d’une marche de près de 400 km. Il est libéré le 7 mai 1945 à Zoblitz
Emmanuel ERNAULT est décédé le 31 mai 1996 à Moult dans le département du Calvados.