Né le 21 février 1902 à Figeac dans le département du Lot, il est militaire. En 1923, il entre à l’École Polytechnique. Il fait ensuite l’École d’Application d’Artillerie à Toulouse (31) et Fontainebleau (77). Puis il est admis à l’École Supérieure de Guerre à Paris. Il fait ensuite un stage de deux ans à Alger à l’État-major du 19e Corps d’armée, puis de 1937 à 1940 il est capitaine au 62e RA (Régiment d’artillerie) en Tunisie. De mars 1940 à décembre 1941, il est détaché à la Production Industrielle à Paris et Vichy 03). Le 1er janvier 1942 il rejoint le Secrétariat à la Guerre à Vichy comme Contrôleur Général. Il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur le 31 décembre 1942. Suite au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord le 8 novembre 1942, les Allemands envahissent la Zone Libre le 11 novembre et la Gestapo s’installe à Vichy. Il est arrêté le 8 janvier 1943 à Vichy par la Gestapo chargée d’appréhender les personnes ayant des activités avec l’Afrique-du-Nord. Incarcéré à la prison du 92e RI à Clermont-Ferrand (63), il est transféré à celle de Fresnes (94), puis interné, le 18 janvier 1944, au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 27 janvier à Buchenwald qu’il atteint le 29 où il reçoit le matricule 44256. Il effectue sa période de quarantaine au Block 61 du Petit camp. Le 13 mars, il est transféré au château d’Eisenberg, un Sonderlager für prominente Persönlichkeiten camp d’internement pour personnalités éminentes. Le 20 avril 1945, il est libéré pris en charge par la Croix-rouge suisse. Il regagne la France le 19 mai.
Louis FORESTIER est décédé le 4 janvier 1993 à Rodez dans le département de l’Aveyron.