Né le 11 août 1901 à Montbeugny dans le département de l’Allier, il est cultivateur. Mobilisé le 26 août 1939 au 133e RI (Régiment d’infanterie). Le 27 décembre 1939 il est arrêté sur ordre militaire et incarcéré par décision ministérielle. Le 20 février 1940, il est cassé de son grade, condamné à 6 ans d’emprisonnement et 1000 francs d’amende par le Tribunal Militaire de la 13e Région pour propos défaitistes et antifrançais. Le 13 juin 1940, il s’évade de la centrale de Clairvaux (10) et rentre chez lui le 23 juin 1940. Avec des camarades, il récupère des armes abandonnées. Le 26 juillet 1940 il est arrêté de nouveau et interné à la Centrale de Riom (63) d’où il sort le 19 novembre 1942 en liberté conditionnelle. En janvier 1943, il rejoint la Résistance au sein des FTPF (Francs-tireurs partisans français), chargé de la formation de la 2e compagnie au camp Henri Barbusse à Lafeline (03). Il est arrêté le 22 janvier 1944 à son domicile par la Gestapo, interrogé au siège de la Gestapo à Vichy (03), puis incarcéré à la prison militaire allemande de La Mal-Coiffée à Moulins (03). Interné le 16 avril au camp de Royallieu à Compiègne (60), il est déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51351. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 juin il est transféré au Kommando d’Ellrich-Théâtre siège de la SS-Baubrigade IV chargé de la construction d’une voie ferrée reliant Kassel à Nordhausen. Il est affecté au Kommando de Günzerode. Le 5 février 1945 il est renvoyé à Dora. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945. Il est incorporé le 4 dans un convoi d’évacuation en direction de Bergen-Belsen. Il arrive le 10 au camp des casernes de Bergen-Belsen et est libéré le 15 par les troupes britanniques.
Louis FORT est décédé le 20 août 1965 à Louchy-Montfand dans le département de l’Allier.