FOURÉ Robert KLB 78049

Né le 29 septembre 1885 à Tours dans le département de l’Indre-et-Loire. Il s’engage dans l’Armée affecté dans l’Infanterie coloniale ; il sert au Tonkin. A son retour en métropole, il intègre l’École de Saint-Maixent (79) où il obtient le grade de sous-lieutenant. Lors de la Première Guerre mondiale, il sert au 67e B C (Bataillon de Chasseurs) sur le front des Dardanelles où il est blessé ; il y reçoit la Croix de guerre et est nommé capitaine. Il est affecté ensuite au sein de l’Armée d’Orient, puis regagne la France et sert au sein de l’État-major du général Noguès. En 1918, il reçoit la Légion d’honneur. Il est nommé colonel en 1938. Lors de la déclaration de guerre en 1939, il est à Bizerte au Maroc en qualité de commandant de la subdivision de Tunis. Après la signature de l’armistice, il est mis à la retraite et regagne la France. Il rejoint la Résistance au sein du réseau Zéro-France puis de Libération-Nord. En octobre 1943, il devient le chef de l’Armée secrète, sous les pseudonymes de Targi, Leroy, Bontemps, pour la région PI en Île-de-France qui couvre 11 départements. Il a en charge la formation des différents mouvements clandestins qui deviennent en 1944 les FFI (Forces françaises de l’intérieur). Il est arrêté le 17 mai 1944 par la Gestapo à son domicile, incarcéré à la prison de Fresnes (94). Déporté le 15 août depuis le quai aux bestiaux de la gare de Pantin (93) à Buchenwald, qu’il atteint le 20, il reçoit le matricule 78049. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 3 septembre, il est transféré au Kommando de Dora, puis le 7 au Kommando d’Ellrich-Juliushütte chargé des chantiers de la Mittelwerk. Malade, il est admis le 14 mars 1945 au Revier de Dora. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril. Il échappe aux convois d’évacuation et est libéré sur place le 11 avril par les troupes américaines.

Robert FOURÉ décède le 27 avril 1945 avant son rapatriement.