FRADIN Henri KLB 81108

Né le 16 décembre 1884 à Dompierre-sur-Besbre dans le département de l’Allier, il est militaire. Enfant de troupe engagé volontaire le 16 décembre 1902 pour 5 ans, il est affecté au 4e Régiment de Spahis. Il se rengage régulièrement affecté à différents régiments. Il passe sous-lieutenant le 28 août 1916 et capitaine le 25 mars 1930. Il prends sa retraite à Saint-Martin-d’Estreaux (42), mais sera rappelé le 2 septembre 1939. En 1943 il rejoint la Résistance au sein de l’AS (Armée secrète) sous le pseudonyme d’ Ocea. Il s’occupe de la réalisation de faux-papiers, de l’hébergement des réfractaires et du ravitaillement des Maquis. En février 1944 il rejoint les MUR (Mouvements unis de la résistance). Recherché par la Gestapo il quitte son domicile et s’installe à Billezois (03). Il est arrêté le 21 mai 1944 à son domicile par la Gestapo de Roanne (42). Incarcéré à la caserne Combes à Roanne, puis à celle de Grouchy à Saint-Étienne (42), il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 17 août 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 21 où il reçoit le matricule 81108. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 58 également au Petit camp. Il est affecté le 8 septembre au Kommando intérieur Baukommando II (construction). Le 13 septembre il est transféré au Kommando de Neu-Stassfurt chargé d’installer une usine dans les galeries d’une mine de sel situées à 460 mètres sous terre. Le 4 novembre il est renvoyé à Buchenwald où il intègre le Block 14 du Grand camp. Il est affecté le 20 novembre au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière), le 19 décembre au Kommando Gärtnerei (entretien des espaces verts), le 24 décembre retour au Baukommando II et le 11 janvier 1945 au Holzhof (collecte du bois de chauffage). Il est libéré le 11 avril 1945.

Henri FRADIN est décédé le 1er avril 1967 à Saint-Martin-d’Estreaux dans le département de la Loire.