Né le 2 juin 1918 dans le XVIIIe arrondissement de Paris, il est verrier. Le 4 novembre 1938, il est appelé pour effectuer son service militaire au 11e RAT (Régiment d’artillerie territoriale), à Cherbourg (50). En 1940, il participe à la campagne de Belgique. Le 30 septembre 1941, il est rendu à la vie civile et rejoint le domicile familial aux Andelys (27). En janvier 1942, il rejoint la Résistance, individuellement au sein du réseau OCM (Organisation civile et militaire) des Andelys. Il s’installe alors à Port-Morin, un hameau de Tosny (27). Pourchassé après l’arrestation de plusieurs membres de l’OCM, il rejoint le maquis à Saint-Antoine-la-Forêt, près de Lillebonne (76), le 20 novembre 1943. Sous le pseudonyme de Jacques Fleury, il rejoint le mouvement Libération-Nord où il prend le commandement de dix hommes et organise des sabotages, notamment aux écluses de Tancarville (76), transporte des armes, glane des renseignements, imprime et diffuse des journaux clandestins. En juillet 1944, il est affilié au Service National Maquis. Arrêté le 20 juillet 1944 à Saint-Antoine-la-Forêt par la Gestapo, interrogé par le SD de Rouen (76), durant trois jours, puis incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen. Interné au camp de Royallieu à Compiègne (60), Déporté, sous son pseudonyme, le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 78744. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière). Le 14 septembre il est transféré au Kommando de Neu-Stassfurt chargé d’installer une usine dans des galeries, situées à 460 mètres sous terre, d’une mine de sel. Le Kommando est évacué le 11 avril 1945 en direction des Sudètes. Une Marche de la mort de près de 400 km qui se termine le 8 mai à Annaberg à la frontière tchèque. Il regagne la France le 20 mai.
Léon FRANÇOIS est décédé le 3 juin 2017 aux Andelys dans le département de l’Eure.