Né le 3 juin 1901 à Lapalisse dans le département de l’Allier, il est mécanicien. Mobilisé le 5 septembre 1939, il est rendu à la vie civile le 22 juillet 1940. Il est arrêté, le 10 mars 1943, lors de la rafle effectuée par la Gestapo à Lapalisse en représailles au refus des hommes de la commune d’aller travailler sur le terrain d’aviation de Périgny (03). Il est incarcéré le jour même à la prison militaire allemande de La Mal-Coiffée à Moulins (03), puis le 27 mai interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 25 juin à Buchenwald qu’il atteint le 27 où il reçoit le matricule 14541. Il effectue sa période de quarantaine au Block 59 du Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur de la Gustloff-Werk II. Le 28 juillet 1944 il est transféré au Kommando de la Gustloff-Werk I à Weimar. Le Kommando est évacué début avril à Buchenwald. Le camp de Buchenwald est partiellement évacué du 6 au 10 avril 1945. Il est incorporé, le 8 avril, dans une colonne d’évacuation en direction du camp de Flossenbürg. Embarqués à 100 par wagon-tombereau, le convoi est débarqué en gare de Tachov. La colonne se rend à pied à Flossenbürg où elle arrive le 14 avril. Les déportés sont installés d’une manière précaire dans un bâtiment de l’usine Messerschmitt sans être immatriculés. Le camp de Flossenbürg est évacué, à son tour, les 19 et 20 avril 1945. De 14 à 15000 détenus, en 5 colonnes, partent à pied vers le Sud. Près de la moitié sont décimée durant cette marche. Il est libéré le 23 avril 1945 par les Américains dans la région de Cham.
Pierre FROBERT est décédé le 17 novembre 1984 à Montbrison dans le département de la Loire.