Né le 31 décembre 1900 à Toulon-sur-Arroux dans le département de Saône-et-Loire, il est chef monteur électromécanicien à l’usine CEM (Compagnie électromécanique) de Villeurbanne (69). Il est membre de la fédération socialiste du Rhône et adhérant à la CGT. Au lendemain de l’effondrement de la III° République et peu de temps après l’entrevue de Montoire, il entreprend de constituer avec un groupe d’amis politiques un mouvement de résistance qu’il nomme, par référence à Jules Vallès, L’Insurgé, appuyé par un journal clandestin éponyme. Il prend alors le pseudonyme de Sauvaget. Le numéro 1 de L’Insurgé parait en mars 1942 et le mouvement se dote d’un comité central qui réunit deux anciens militants du PSOP (Parti socialiste ouvrier et paysan) et deux militants socialistes. Il est arrêté le 10 septembre 1943 à Montpellier (34), incarcéré puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 14 décembre à Buchenwald qu’il atteint le 16 où il reçoit le matricule 38761. Il effectue sa période de quarantaine au Block 59 du Petit camp. Le 11 janvier il est affecté au Kommando intérieur Entlader Gustloff-Werk ( déchargement à l’usine), le 2 septembre au Kommando Baukommando I (construction). Le 12 septembre il est transféré au Kommando d’Halberstadt chargé de la fabrication des avions Junkers 88 et Junkers 62. Le 12 janvier 1945, il est envoyé au Kommando de Langenstein où il intègre le Kleines Lager. Ce Kommando est chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Il est libéré le 13 avril 1945.
Marie-Gabriel FUGÈRE est décédé le 27 septembre 1963 à Lyon dans le département du Rhône. Il est Officier de la Légion d’honneur.