Né le 27 février 1914 dans le XVIIIe arrondissement de Paris, il est instituteur à Goupillières-par-Beaumont-le-Roger (27). Il rejoint la Résistance au sein du FN (Front nationale de lutte pour la libération et l’indépendance de la France), puis en 1944 le mouvement Résistance. Il est arrêté le 2 août 1944 pour avoir hébergé un pilote commandant l’escadrille Alsace, abattu en Normandie et grièvement blessé. Incarcéré à la prison Bonne Nouvelle de Rouen (76), puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 47865. Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 81232. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 31 au Grand camp. Il est affecté le 13 septembre au Kommando intérieur Baukommando II (construction à l’intérieur du camp), le 8 octobre au Kommando intérieur SS-Revier (homme à tout faire au Revier SS), le 16 octobre au Kommando intérieur Baukommando III (construction à l’extérieur du camp), le 4 novembre retour au Kommando SS-Revier et le 1er décembre au Kommando Holzhof (collecte du bois de chauffage). Il est libéré le 11 avril 1945.
Jean GALLON est décédé le 3 novembre 1995 à la Rochelle dans le département de la Charente-Maritime. Il est Chevalier de la Légion d’honneur.