Né le 8 octobre 1922 à Choisy-le-Roi dans le département du Val-de-Marne, il est employé dans les usines Rhône-Poulenc. Il quitte la région parisienne pour échapper à la réquisition du STO (Service du travail obligatoire) et se réfugie dans l’Eure et se cache à la fromagerie du Petit-Coudray à Saint-Christophe-sur-Condé (27) qui emploie des réfractaires. A l’automne 1943, il rejoint la Résistance au sein du Maquis Surcouf, sous le pseudonyme de Saturnin, il prend part aux combats après le Débarquement. Il est arrêté, à la fromagerie, par la Gestapo et la Milice avec huit de ses camarades au cours d’un repas le 9 juin 1944. Il est incarcéré à la prison d’Évreux (27) deux jours, dirigé quelques jours sur Brezolles (28), transféré le 25 juin à la prison de Fresnes (94), puis interné le 28 juillet au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 46104. Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21, il reçoit le matricule 81367. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 58 également au Petit camp. Il est affecté le 9 septembre au Kommando intérieur Entwässerung (drainage). Le 14 septembre, il est transféré au Kommando d’Eschershausen chargé de travaux pour la société Stein une succursale de Volkswagen, travaux supervisés par l’organisation Todt. Le 6 avril le Kommando est évacué sur Buchenwald. Il est libéré le 11 avril 1945.
Raymond GARNIER est décédé le 16 avril 2001 à Limeil-Brévannes dans le département du Val-de-Marne.