GARRIC Jean KLB 41167

Né le 29 mars 1882 à Moissac dans le Tarn-et-Garonne, il est enseignant. Rappelé au début de la guerre, il est déclaré bon pour le service armé en décembre 1914 et rejoint le 11° Régiment d’infanterie en février 1915. En août 1916, il passe au 228° Régiment d’infanterie. Il est cité à l’ordre de la division en mai 1917 et obtint la Croix de guerre. Blessé en juillet 1917 sur le plateau de Vaucler (02), il termine la guerre à partir d’octobre 1917, au 2° Groupe d’aérostation de Toulouse, où il est nommé sergent. Démobilisé en mars 1919, il reprend son poste à Villefranche-de-Rouergue (12). En 1923, il devient principal du collège de Saulieu (21), chargé de l’enseignement des lettres, du latin, de la grammaire. Il est nommé en 1932 principal au collège d’Avalon. Résistant, affilié à un réseau gaulliste, dénoncé par un enseignant avallonnais responsable départemental du RNP (Rassemblement National Populaire), il est arrêté le 18 décembre 1942. Incarcéré, puis interné au Camp de Royallieu à Compiègne, il est déporté le 17 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 19 où il reçoit le matricule 41167. Il effectue sa période de quarantaine au Block 51  du Petit camp, puis intègre le Block 55 également au Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur Invalidenblocks (petits travaux dans le camp). Le camp de Buchenwald est partiellement évacué du 6 au 10 avril 1945. Il est incorporé le 10 avril dans une colonne d’évacuation. Il réussit à s’évader de la colonne à Schwandorf  et à se cacher dans les bois avant d’être secouru par les alliés qui le font hospitaliser à Neunburg vorm Wald du 30 avril au 8 mai 1945. Il regagne la France par avion sanitaire le 1er  juin.

Jean GARRIC est décédé le 3 juillet 1945 à Avallon dans le département de l’Yonne.