Né le 9 janvier 1925 dans le XIXe arrondissement de Paris, il est étudiant domicilié à Neuilly-sur-Seine (92). Durant l’été 1944, il séjourne chez sa grand-mère qui habite un pavillon loué dans l’enceinte du château de la Luzerne à Chambon-la-Forêt (45). Le 6 août 1944, les Allemands viennent à Chambon-la-Forêt pour attaquer le maquis anglais des S.A.S. mais une partie du groupe réussit à s’enfuir pour regagner le maquis de Lorris. Le lendemain, 7 août, des soldats allemands reviennent dans le village, leur commandant prend des habitants en otages. Au château Jean-Claude Gaudet et son cousin Jean Haranger, prennent peur et tentent de s’enfuir en escaladant un mur. Ils sont rattrapés et arrêtés, conduits à leur domicile, les Allemands trouvent une carte avec des informations sur l’avancée des Alliés. Accusés d’appartenir à la résistance et d’aider les S.A.S, ils sont incarcérés à la prison d’Orléans (45), puis le 8 août transféré à celle de Fresnes (94). Déporté le 15 août depuis le quai aux bestiaux de la gare de Pantin (93) à Buchenwald qu’il atteint le 20, Jean-Claude Gaudet reçoit le matricule 76961. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 3 septembre, il est transféré au Kommando de Dora, puis le 7 à celui d’Ellrich-Juliushütte chargé des travaux de la Mittelwerk. Le 3 mars 1945, jugé « inapte au travail » par les SS, il est envoyé avec 1602 malades à la Boelcke-Kaserne à Nordhausen. Le 6 mars, le convoi reformé avec 2251 malades est dirigé vers Bergen-Belsen qu’il atteint le 7.
Jean-Claude GAUDET est déclaré disparu comme la quasi-totalité des hommes de ce convoi.