Né le 26 juin 1890 à Vinça dans le département des Pyrénées-Orientales, il est négociant en farines à Vinça. Le 9 août 1907, il devance l’appel en s’engageant pour une durée de quatre ans. Il renouvelle son engagement à l’issue des quatre ans et participe à la Grande Guerre qu’il fait entièrement sur le front de l’ouest. Il est blessé et également victime des gaz asphyxiants. Il obtient la Médaille militaire et la Croix de guerre 14-18 avec trois citations. Il est démobilisé le 2 juillet 1919 Dans les années 1920, il adhère au Parti socialiste SFIO. En mai 1935 il est élu maire de Vinça. En septembre 1939, il n’est pas mobilisé. Après l’installation du gouvernement du maréchal Pétain, il devient très rapidement un opposant actif. Le 26 février 1941, il est destitué de son mandant de maire par Vichy. Fin 1941, il rejoint la Résistance au sein de Libération-Sud et devient responsable du mouvement pour l’arrondissement de Prades (66). Il rejoint le 13 avril 1943, le mouvement Libération-Combat au sein du réseau Darius. Au printemps de 1944, sa position est très compromise car les autorités allemandes sont au courant de son action. Il est arrêté le 13 avril 1944 à son domicile par la police allemande. Incarcéré à la citadelle de Perpignan (66), puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51104. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 juin, il est transféré au Kommando d’Ellrich-Théâtre siège de la SS-Baubrigade IV, puis le 2 août au Kommando de Günzerode chargé de la construction d’une voie ferrée reliant Nordhausen à Kassel. Le 5 décembre, il est admis au Revier de Dora jusqu’au 27 décembre. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945. Il est incorporé le 4 dans un convoi d’évacuation en direction de Bergen-Belsen. Il arrive le 10 au camp des casernes de Bergen-Belsen. Il est libéré le 15 par les troupes britanniques.
Pierre GIPULO décède le 11 mai 1945 avant son rapatriement dans l’hôpital de Sulingen en Basse-Saxe. Il est à titre posthume Chevalier de la Légion d’honneur.