GIROUD Jean KLB 39838

Né le 26 novembre 1926 à Pont-de-Claix dans le département de l’Isère, il est apprenti électricien. Il est arrêté dans la rafle, opérée par les Allemands le 11 novembre 1943, pour sa participation à la manifestation patriotique organisée par la Résistance pour célébrer la victoire de 1918 devant le monument des Diables-bleus à Grenoble (38). Il fait partie des 396 hommes de plus de 16 ans enfermés dans la caserne Bonne. Le 14 novembre, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 17 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 19 où il reçoit le matricule 39895. Il effectue sa période de quarantaine au Block 59 du Petit camp, puis intègre le Block 14 du Grand camp. Il est affecté le 10 mars au Kommando Baukommando III (construction), le 16 mai au Kommando Baukommando I (construction), le 27 juin au Kommando Mibau (travail dans l’usine), le 1er septembre retour au Baukommando I et le 6 septembre au Kommando Strassenbau (entretien et construction de routes). Le 30 novembre, il est transféré au Kommando de Schönebeck chargé de la fabrication de pièces d’avions pour la firme Junkers. Le 26 décembre, il est envoyé au Kommando de Westeregeln chargé de l’assemblage et la finition d’avions de chasse Heinkel dans des galeries d’une mine de sel à plusieurs niveaux jusqu’à 700 mètres de profondeur. Le 1er avril 1945, il est renvoyé à Schönebeck. Le Kommando de Schönebeck est évacué à pied le 11 avril. La Marche de la mort dure 23 jours, 500 km sont parcourus, environ 600 détenus sur les 1100 au départ y trouvent la mort épuisés ou abattus. Il est libéré le 4 mai par les forces américaines. aux environs de la ville de Parchim. Il regagne Grenoble le 24 mai 1945.

Jean GIROUD est décédé le 19 janvier 2010 à Saint-Martin-d’Hères dans le département de l’Isère.