
Né le 7 juin 1914 à Petit-Mercey dans le département du Jura, il est militaire. Engagé volontaire pour 4 ans le 27 septembre 1934 à l’Intendance Militaire de Belfort (90), il est affecté au 60e RI (Régiment d’Infanterie). Il obtient le 1er octobre 1936 le grade de sergent. Il se rengage pour un an en septembre 1938 et est admis en 1939 à l’École militaire d’infanterie et des chars de combat. Sous-lieutenant le 20 décembre 1939, il est détaché le 2 janvier 1940 au Dépôt d’Infanterie d’Auxerre (89) pour l’instruction des recrues. Lors de la campagne de France, il sert au 204e RI. Blessé le 20 juin 1940 à Barisey-au-Plain (54), il est fait prisonnier et interné à l’Oflag XVII-A à Edelbach en Autriche. Le 21 mars 1942, il est rapatrié sanitaire à Lyon. Officier interprète au Commissariat à la Guerre à Clermont-Ferrand (63), il rejoint en novembre 1942 la Résistance au sein du Maquis d’Orgelet, puis en février 1942 prend la direction du réseau Mithridate à Clermont-Ferrand (63) comme agent P1 et le 1er juin comme agent P2. Il est arrêté en gare de Vichy (03) en possession d’armes et de postes de radio. Interrogé par la Gestapo de Vichy (03), il est incarcéré à la prison de cette ville, puis à la prison militaire du 92e RI à Clermont-Ferrand. Le 22 décembre, il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 17 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 19, il reçoit le matricule 41242. Il effectue sa période de quarantaine au Block 51 du Petit camp. Le 14 février, il est transféré au Kommando de la Gustloff-Werk I à Weimar chargé de l’usinage de culasses de canon et de la fabrication d’armes. Le Kommando est évacué début avril à Buchenwald. Il est libéré le 11 avril 1945. Promu capitaine en juin 1945, il intègre la Direction des recherches des criminels de guerre en Italie et en Autriche.
Henri GIROUX est décédé en mission le 24 janvier 1946 à Innsbruck en Autriche. Déclaré, Mort pour la France, Il est titulaire de la Croix de guerre 39-45 avec étoile d’argent