GONON Maurice KLB 51555

Né le 28 février 1905 à Châteauroux dans le département de l’Indre, il est mécanicien et demeure dans sa ville de naissance. En 1925, il effectue son service militaire au 6éme RG (régiment du Génie). Mobilisé en septembre 1939, il regagne ses foyers le 25 janvier 1940 pour raison médicale et reprends ses activités de mécanicien ajusteur au Parc d’artillerie de Châteuroux. En juillet 194,3 il rejoint la R&sistance au sein des FTPF (Francs-tireurs partisans français) en qualité de chef de groupe. Il participe à la récupération de matériels parachutés destinés au Maquis de Jeu-le-Bois (36). De plus grace à son activité professionnelle, il subtilise une grande quantité de revolvers avec les munitions. Il est arrêté le 4 avril 1944 à son domicile, par la Gestapo, suite à la dénonciation d’un milicien qui s’est fait passé auprès de lui pour un résistant. Il est intérrogé  au siège local de la Gestapo de Chateauroux, puis enfermé à la caserne Bertrand située dans cette ville. L e 7 avril, il est incarcéré à la prison de Limoges (87), puis le 18 avril interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 34003. Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14, il reçoit le matricule 51555. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 juin, il est transféré au Kommando de Wieda, siège de la SS-Baubrigade III, chargé de la réalisation d’une ligne de chemin de fer reliant Nordhausen à Kassel. Le 30 juillet, il est envoyé au Kommando de Dora.

Maurice GONON est déclaré disparu. Il est à titre posthume Chevalier de la Légion d’honneur et titulaire de la Croix de guerre 39-45 avec palme et de la médaille de la Resistance.