Né le 26 août 1900 à Aigaliers dans le département du Gard, il est ouvrier mineur et demeure à Chamborigaud (30). En 1927, il s’installe à Nantes où il exerce le métier de chauffeur de taxi. Il est mobilisé en septembre 1939 où il participe à la campagne de France. Démobilisé il retourne s’installer dans le Gard où il devient restaurateur, puis il travaille aux Forges de Tamaris à Alès (30). En juin 1942, il rejoint la Résistance au sein du mouvement Combat, il a en charge la distribution de tracts et de journaux clandestins. IL est arrêté le 16 novembre à Alès par la gendarmerie, suite à une perquisition de son domicile où des tracts ont été découverts. Transféré à Marseille pour comparaître devant le juge d’instruction militaire, il est remis en liberté sous condition de se tenir à la disposition de la justice. Le 26 novembre, les gendarmes l’interpellent en vertu d’un arrêt d’internement émis par le préfet du Gard, pour activité communiste. Il est interné au fort Vauban d’Alès puis le 4 janvier 1943 transféré au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (81). En juillet 1944, l’armée allemande, pour échapper à la progression des troupes alliées, fait évacuer plusieurs centres d’internement de la région, dont celui de Saint-Sulpice. Il est déporté le 30 juillet de Toulouse à Buchenwald qu’il atteint le 6 août et reçoit le matricule 69866.Il effectue sa période de quarantaine au Block 52 du Petit camp. Le 14 septembre il est transféré au Kommando de Plömnitz-Leau chargé d’aménager dans une mine de sel une usine de fabrication de pièces d’avions Junkers. Le Kommando est évacué les 11 et 12 avril 1945. Il est libéré le 14 par les troupes américaines.
André GUIN est décédé le 28 février 1978 à Alès dans le département du Gard.