Né le 3 avril 1894 dans le IVe arrondissement de Paris, il est ingénieur de l’École des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne (51) et domicilié à Alençon (61). Lors de la Première Guerre mondiale, il est mobilisé dans l’artillerie antiaérienne, le 4 décembre 1917, il devient lieutenant. En janvier 1918, il est affecté dans l’aviation comme élève pilote et est breveté le 4 mai 1918. Pilote de l’escadrille SPA Bi-21 il se spécialise dans le vol à basse altitude. Le 8 août, lors d’une mission, son avion est abattu et il est gravement blessé après un atterrissage forcé. Après sa démobilisation en mai 1919, il entame une carrière dans l’aviation civile au Bourget (93), à Lyon (69) puis à Orly (94). Après avoir quitté l’aviation civile, il fonde en 1923 un garage à Houdan puis s’installe en 1939 à Alençon (61). Le 26 août 1939, il est de nouveau mobilisé, affecté comme pilote dans un État-major de l’armée de l’air. En août 1940, rendu à la vie civile, il est de retour à Alençon, il reprend son activité de garagiste. Le 5 mai 1943 il rejoint la Résistance sous le pseudonyme de Simon Grivel au sein du réseau CND-Castille (Confrérie Notre-Dame) en qualité d’agent P 2, chef de l’unité Combat-renseignements à Alençon. Il est arrêté le 20 janvier 1944 à son domicile par la Gestapo, incarcéré à la caserne Bonet à Alençon, puis transféré le 21 janvier à la prison de Fresnes (94). Ie 10 mars il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 28893. Déporté le 21 mars depuis la Gare de l’Est à Paris au camp de Neue Bremm à Saarbrücken (Sarrebrück). Le 7 avril il est transféré au camp de Buchenwald, il reçoit le matricule 28722. Il effectue sa période de quarantaine au Block 62 du Petit camp, puis intègre le Block 14 au Grand camp. Il est affecté le 3 mai au Kommando intérieur Entlader Gustloff-Werk II (déchargement pour l’usine), le 1er avril au Kommando intérieur Baukommando I (entretien et construction pour l’usine), le 25 octobre au Kommando intérieur Bahnhof Kol Weimar Nord (travaux en gare de Weimar Nord) 18 novembre retour au Baukommando I. Le 11 décembre il est transféré au Kommando de la Gustloff-Werk I l’usine d’armement à Weimar. Le Kommando est évacué le 3 avril au camp de Buchenwald. Il est libéré le 11 avril 1945.
Marcel HEBERT est décédé le 11 février 1973 dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Il est Commandeur de la Légion d’honneur, titulaire des Croix de guerre 14-18 et 39-45.