Né le 12 septembre 1906 à Fontenay-le-Comte dans le département de la Vendée, il est ouvrier métallurgiste d’entretien tissage. En 1939, il est mobilisé incorporé au 6e RG (régiment de Génie) d’Angers (49) pendant 6 mois puis reprend son travail fin août à Château-Bougon (44). Rendu à la vie civile il entre dans la résistance au printemps 1941 à Nantes (44), il adhère à un groupe de FTPF (Francs Tireurs Partisans Français) qui organise dans les usines des sabotages de matériel destiné aux troupes d’occupation. Il est arrêté le 2 septembre 1941, dénoncé par une voisine qui remarque ses allées et venues nocturnes. Il est interné au Camp de Choisel à Châteaubriant (44). Il est libéré le 22 janvier 1942. Le 19 janvier 1943, il est de nouveau arrêté par la police et la milice au service du SPAC (Service de Police Anti-Communiste) dans les locaux de l’infirmerie de l’usine où il travaille. Conduit à la gendarmerie, il est torturé pendant deux jours, puis incarcéré à la prison d’Angers, puis à Clairvaux (10), et à Châlons-sur-Marne (51). Il est interné au camp de Royallieu à Compiègne, puis est déporté le 12 mai 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 14 et reçoit le matricule 49571. Il effectue sa période quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 42 du Grand camp. Il est affecté le 5 juin au Kommando intérieur Entlader Gustloff-Werk II ( déchargement pour l’usine), le 11 septembre au Kommando Baukommando I (construction), le 9 octobre au Kommando Entwasserung (drainage), le 20 octobre au Kommando Waschküche (blanchisserie). Il est libéré le 11 avril 1945. Il était membre de la Brigade Française d’Action Libératrice.
Henri COUSSEAU est décédé le le 10 septembre 1997 au Pin-en-Mauges dans le Maine-et-Loire. Il est Chevalier de la Légion d’honneur,