Né le 6 mars 1922, à Auch, dans le département du Gers, engagé dans la Marine à 17 ans, il participe à la bataille de Mers-el-Kébir le 3 juillet 1940 dans le golfe d’Oran, en Algérie. Après, son refus de prêter allégeance à Pétain, il est renvoyé de la Marine et regagne la métropole. Par l’intermédiaire de son ancien instituteur, Ignace Mur rejoint un réseau de résistance où il est d’abord chargé de distribuer des tracts et des journaux. En 1942, il gagne le maquis de Haute-Savoie où, lors d’une opération, il est arrêté, puis emprisonné. Transféré au camp de Royallieu, à Compiègne (60) matricule 21055, le 14 décembre 1943, il est déporté à Buchenwald qu’il atteint le 16 où il reçoit le matricule 38296. Après une quarantaine au Block 62 du Petit Camp, il est transféré le 12 janvier 1944 au Kommando de Dora. le 31 août il est envoyé au Kommando de Rossla chargé entreposer des moteurs, des pièces métalliques, de la laine de verre, ainsi que du matériel pour l’armée, tels des uniformes et des toiles de camouflage, ainsi que des containers contenant du carburant pour les VL Le 3 novembre 1944, il est affecté au Kommando de Kelbra charge de la gestion d’un entrepôt de produits destinés à la fabrication des fusées. Le Kommando est évacué début avril comme l’ensemble des Kommandos dépendants du complexe de Mittelbau-Dora. Après une Marche de la mort de plusieurs jours dans de terribles conditions, il est libéré aux alentours de Wobellin par les armées alliées le 30 avril 1945.
Ignace MUR est décédé le 15 mai 2019 à Fontenay- le-Comte en Vendée. Il est Chevalier de la Légion d’honneur.