Né le 2 novembre 1926 à Ollioules dans le département du Var, il est étudiant en Droit à Dijon. Membre depuis le 20 juillet 1943 du Mouvement de Libération Nationale (MLN), il distribue des journaux et des tracts. Il est arrêté le 9 février 1944 à Dijon par la Gestapo, pour détention de tracts et aide aux parachutages. Il est incarcéré à la prison de Dijon (21), puis transféré au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 31879. Le 12 mai, il est déporté en même temps que son père Léon à Buchenwald qu’il atteint le 14. Il reçoit le matricule 49786 et son père le 49787. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes au Petit camp. Le 6 juin, il est affecté au Kommando de Wieda, dépendant de Buchenwald, siège de la SS-Baubrigade III. Cette dernière est chargée de la construction de routes et de la voie ferrée la Helmetalbahn. Le 2 juillet, il rejoint le Kommando d’Osterhagen puis le 30 juillet, il est transféré à Dora au Kommando 195. Le 4 avril 1945, le camp est évacué lors d’une Marche de la mort qui le conduit le 9 avril au camp des casernes du KL de Bergen-Belsen. Il est libéré le 15 avril par les troupes britanniques. Il regagne la France le 1er mai.
Jacques ROHNER est décédé le 2 novembre 2021 à Les Mathes dans le département de la Charente-Maritime.