Né le 3 mai 1908 dans le XVIII° arrondissement de Paris, il est tourneur sur métaux aux usines Renault. Il est membre du Parti communiste et du syndicat des ouvriers de la métallurgie. Il a rejoint la Résistance au sein du mouvement Combat à Clermont-Ferrand (63). Il est en juin 1942 chef régional des groupes francs. Il est arrêté le 12 septembre 1942, incarcéré à la prison de Clermont-Ferrand, puis à la prison Saint-Paul à Lyon (69) et en octobre 1943 transféré à la centrale d’Eysses. Considéré comme l’un des meneurs de l’insurrection du 19 février 1944, il est envoyé le 13 mai 1944 à la maison d’arrêt de Blois (41) puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21 où il reçoit le matricule 78474. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 7 septembre il est affecté au Kommando intérieur Baulager (entrepôt de matériaux). Le 2 octobre il est transféré au Kommando de Gandersheim chargé de travaux de terrassement et de la production de carlingues pour les avions Heinkel. Le Kommando est évacué le 4 avril 1945 vers Messendorf qu’il rejoint le 12 puis vers Dachau qu’il atteint le 27. Raymond Jacquet parvient à s’évader de la colonne d’évacuation avec deux de ses camarades.
Raymond JACQUET est décédé le 1er octobre 1979 à Sainte-Foy-lès-Lyon dans le département du Rhône.