Né le 17 avril 1917 à Caux-la-Lotière dans le département de la Haute-Savoie, il est étudiant en droit. Mobilisé le 15 août 1939, il est affecté au dépôt d’infanterie N°132. Passé aspirant de réserve, il est transféré au Dépôt d’Infanterie N° 72. Le 23 janvier 1940, il est affecté à la Compagnie N° 214, puis le 10 juin 1940 à la Compagnie N° 212. Il passe la frontière et entre en Suisse le 19 juin 1940 avec son unité conformément aux ordres reçus. Il est interné avec son unité le 21 juin à Wolhusen dans le canton de Lucerne, puis le 19 juillet à Passugg, camp situé à 780 mètres d’altitude dans le canton des Grisons. Avec son groupe, il travaille sur un chantier à la construction d’une route et aussi en hiver au déneigement des routes. Il est rapatrié le 6 mars 1941 et est démobilisé le 7 mars 1941 par le centre de Grenoble (37). Il est nommé commissaire principal de police à Vichy (03). Il rejoint la Résistance au sein du réseau SuperNap (Noyautage des administrations publiques), mais également de l’ORA (Organisation de résistance armée), des FFI (Forces françaises de l’intérieur) et des MUR (Mouvements unis de la résistance). Il est arrêté le 3 février 1944 par la Feldgendarmerie à Lapalisse (03), incarcéré à la prison militaire allemande de La Mal-Coiffée, il est interné le 1er mai au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 50960. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 juin il est transféré au Kommando d’Ellrich-Théâtre siège de la SS-Baubrigade IV puis affecté au Kommando de Günzerode qui est chargé de la construction d’une voie ferrée reliant Kassel à Nordhausen. Le 23 février 1945, il est renvoyé au Kommando d’Ellrich-Théâtre. Le 6 avril le Kommando est évacué en partie en train pour les malades et à pied pour les autres. Il est incorporé dans cette dernière où il réussit à s’évader le 11 avril et est recueilli par des civils allemands qui l’hébergent jusqu’à l’arrivée des troupes alliées le 15 avril où il est libéré. Il regagne la France le 3 mai.
René JANÇON est décédé le 20 décembre 1946. Il est titulaire de la Croix de guerre 39-45.