Jean Marion (1924-2019) KLB 51909

Né le 23 mars 1924, à Saint-Claude dans le Jura, il est arrêté le 9 avril 1944 comme Antoine BERI (voir ci-dessus) lors de la rafle de Saint-Claude effectuée par la Wehrmacht suite à l’échec de leur expédition répressive contre les maquis de l’Ain et du Haut-Jura. Retenu en otage dans l’école des filles de la rue Rosset, il est envoyé à Bellegarde puis transféré à Compiègne. Le 12 mai c’est le départ en déportation, direction Buchenwald qu’il atteint le 14 mai 1944 où il reçoit le matricule 51909. Après la quarantaine effectuée au camp des tentes dans le Petit Camp, il est transféré le 11 juin au Kommando Julius à Schönebeck, affecté à la fabrication de pièces d’avions pour la firme Junkers.
Le Kommando est évacué le 11 avril 1945 lors d’une Marche de la mort qui durera, pour lui, 23 jours. Il parcourera à pied plus de 500 kilomètres. Au moins 600 détenus sur les 1 100, dont 200 Français, périront, épuisés ou abattus. Il sera libéré le 3 mai 1945 par les troupes soviétiques.
Jean Marion a publié ses mémoires en 2009, en collaboration avec Lydie Axus, sous le titre Itinéraire d’un déporté jurassien, éditions du Belvédère.