Né le 10 septembre 1905 à Epfig dans le département du Bas-Rhin. Il effectue son service militaire en 1934, au 25e RTA (Régiment de tirailleurs algérien), qu’il termine avec le grade de lieutenant de réserve. Après avoir suivi une formation au sein de la Gendarmerie, il obtient en mars 1937 le garde de maréchal des logis chef. Il suit ensuite une formation d’officier à l’école d’application de Versailles (78) et est promu sous-lieutenant puis lieutenant en 1939, à l’aube du second conflit mondial. Après avoir occupé plusieurs postes opérationnels, dans le Cher et dans l’Allier, il rejoint la Légion de Gendarmerie de Gascogne et prend la tête de la compagnie de gendarmerie de Saint-Girons, sous-préfecture ariégeoise proche de l’Espagne. Dès sa prise de fonction, il s’engage dans une organisation clandestine le service évasion, où il assure la sécurité des convois des évadés vers la frontière espagnole. Il aide efficacement les responsables chargés de mettre en place les premiers maquis et parvient à détourner les enquêtes officielles menées à l’encontre des milieux résistants. Il fait également prévenir les jeunes hommes recherchés pour le STO (Service du travail obligatoire), qu’il est chargé d’aller convoquer, en les aidant à rejoindre l’Espagne. En janvier 1943, il défend courageusement un de ces gendarmes accusé (à juste titre) par les Allemands d’avoir laissé échapper volontairement trois réfractaires au STO qui étaient confiés à sa garde. Et en février 1944, il obtient la libération de deux chefs des MUR (Mouvements Unis de la Résistance) de la région de Saint Girons en se portant personnellement garant pour eux, assurant qu’il ne s’agissait pas de résistants mais bien de pétainistes affirmés. La multiplication de ses activités clandestines et son attitude, finissent par attirer la méfiance des autorités d’occupation et il se retrouve à faire l’objet d’une surveillance. Il est arrêté le 10 juin 1944 par la Gestapo, incarcéré à la prison Saint-Michel à Toulouse (31). Déporté le 30 juillet depuis cette ville à Buchenwald qu’il atteint le 6. Il effectue sa période quarantaine au camp des tentes du Petit camp, intègre le Block 58 également au Petit camp, puis le Block 19 au Grand camp. Le 6 septembre, il est transféré au Kommando de Langenstein chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Il intègre les Blocks 9, puis le 29 le Block 4. Le 12 octobre, il est envoyé à l’Aussenkommando d’Hecklingen, un chantier dépendant de Langenstein. Le 10 novembre, il retourne à Langenstein où il intègre le Block 10. Le 26 décembre malade il est admis au Revier.
Maurice KELLER y décède le 28 janvier 1945. Il est à titre posthume promu Capitaine, Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre 39-45 avec étoile d’argent.

Il est le parrain de la 131e promotion de l’Académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN),