Né le 2 juillet 1916 à Saint-Côme-de-Fresné dans le département du Calvados. Le 15 octobre 1937 il est incorporé au centre de perfectionnement d’Oujda au Maroc, puis le 9 décembre affecté au 4e RTM (Régiments de tirailleurs marocains). Le 24 janvier 1939, il se réengage pour trois ans, nommé sergent, il débarque le 29 septembre 1939 avec son régiment. Le 15 juin 1940 il est fait prisonnier à Méry-sur-Seine (10), interné au camp de Doullens (80). Il réussit à s’évader le 23 septembre et regagne le Maroc où il est affecté au 5e RTM. Le 7 mars 1941, il reçoit la Croix de guerre 39-40 avec étoile d’argent. Le 15 octobre 1942 il rentre en France et est démobilisé le 27 novembre 1942. Devenu inspecteur de police, il rejoint la Résistance comme agent P2 du réseau Action. Il est arrêté le 26 juillet 1944 par la Gestapo à Sauvagny (03) au cours d’une mission de liaison. Incarcéré à la prison de Montluçon (03), il est transféré le 5 août à la prison militaire allemande de La Mal-Coiffée à Moulins (03). Il fait partie des 66 derniers prisonniers extraits de la Mal-Coiffée le 25 août 1944 et transférés à Belfort (90) où ils sont internés à la Caserne Friedrich. Le 5 septembre, il est déporté à Buchenwald qu’il atteint le 10 où il reçoit le matricule 85272. Il effectue sa période de quarantaine au Block 63 du Petit camp, puis intègre le Block 14 du Grand camp. Le 25 septembre il est transféré au Kommando de Langenstein chargé du forage de tunnels pour l’installation d’une usine souterraine pour la firme Junkers. Il intègre le Block 9. Le Kommando est évacué à pied le 9 avril. Il réussit à s’évader de cette Marche de la mort le 13 avril. Il est libéré le 15 avril par les troupes américaines. Il regagne la France le 16 mai.
Henri KERMET est décédé le 1er juin 1983 à Fréjus dans le département du Var. Il est Chevalier de la Légion d’honneur.