Né le 8 août 1906 à Versailles dans le département des Yvelines, il est menuisier domicilié à Criquetot-l’Esneval (76). Il est membre du Parti communiste et syndicaliste. En septembre 1941, il s’installe à Pierrefiques (76). Le 28 février 1942, il est informé de la présence de deux parachutistes britanniques cachés dans un bois près de sa ferme de Pierrefiques. Il accepte de les aider mais sa maison trop petite ne peut les héberger. Sa sœur se propose de les accueillir. On fabrique de faux papiers avec une fausse identité aux deux parachutistes. Le 6 mars 1942, ils partent à Paris, puis le 9 prennent le train pour l’Indre-et-Loire afin de passer la ligne de démarcation. Arrivé à Bléré, ils se remettent en marche avec leurs valises le long du Cher à la recherche d’un pont. Ils sont arrêtes par des douaniers allemands. Maurice est incarcéré successivement à Angers (49), Fresnes (94) et, enfin, à la prison de la Santé, à Paris. Déporté le 28 janvier 1943 à la prison de Trêves, puis le 3 février transféré à celle de Breslau, puis Brieg. Le 4 septembre 1944, il est envoyé au camp de Gross-Rosen, il reçoit le matricule 85313. Le 25 octobre il est transféré au Camp de Sachsenhausen où il reçoit un nouveau matricule le 108080. Le 13 novembre, il est envoyé au camp de Buchenwald, il reçoit un nouveau matricule le 65313. Il effectue sa période de quarantaine au Petit camp, puis intègre le Block 19 au Grand camp. Le 2 décembre, il est transféré au Kommando de Leipzig-Schönefeld chargé de la production de Panzerfäuste et d’obus pour la firme Hassag. Le 24 janvier 1945 il est envoyé au Kommando de Flössberg chargé de la fabrication de munitions et d’armes anti-char. Le 17 février, il est renvoyé à Buchenwald où il intègre le Block 52 du Petit camp. Le camp de Buchenwald est partiellement évacué du 6 au 10 avril. Il est incorporé le 8 dans une colonne d’évacuation en direction du camp de Dachau. Il est libéré le 29 avril à Dachau par les troupes américaines.
Maurice LA JOYE est décédé le 23 septembre 1968.