LACOUR Marcel KLB 78452

Né le 12 mars 1883 à Plombières dans le département des Vosges, il est prêtre. Mobilisé lors de la Première guerre en tant qu’infirmier militaire au 130e RIT (Régiment d’infanterie territoriale) puis au 14e ET (Escadron du train) puis au 4e bataillon du 36e RI (Régiment d’infanterie) et il rejoint jusqu’à la fin des hostilités le 363e RIT. Sa très belle conduite lui vaut 6 citations et la Médaille Militaire. Le 30 août 1935, il est nommé curé à Athée-sur-Cher (37). En 1940, Athée sur Cher est coupé en deux par la Ligne de démarcation qui passe à 2,5 km au Sud du village. Cette situation privilégiée va faire entrer le village de plain-pied dans la résistance, passage de courrier d’une zone à l’autre, parachutages divers, résistance armée… L’abbé Lacour parle allemand et sait faire preuve à l’égard des occupants du château de la Chesnaye (poste de commandement du secteur) d’une « très grande cordialité » dont il fait profiter des centaines de candidats à la liberté. Son presbytère et son église deviennent des lieux de regroupement des candidats à la liberté. La Gestapo l’arrête une première fois en juin 1941. Il est conduit à Paris pour y être interrogé mais il rejoint assez vite son clocher. Il est de nouveau arrêté en 1942 et 1944. Le 13 avril 1944, la Gestapo vient une nouvelle fois l’arrêter au presbytère, il est conduit dans les locaux de la Gestapo pour y subir un interrogatoire, puis incarcéré à la prison de Tours (37) et le 16 mai interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21 où il reçoit le matricule 78452. Il effectue sa période quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 61 également au Petit camp

Marcel LACOUR y décède le 7 novembre 1944.