Né le 15 mai 1925 à Bolbec dans le département de la Seine-Maritime, il est employé de commerce et demeure dans sa ville de naissance. En février 1943, il rejoint la Résistance au sein des FUJP (Forces unies de la jeunesse patriotique) et au Front patriotique de la jeunesse, émanant du FN (Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France), proche du Parti communiste clandestin. Le 1er juin 1943, il s’exile dans l’Oise et intègre le mouvement du FN au sein des FTPF du département. Au cours d’une mission, il refuse la vérification de son identité lors d’un contrôle de papiers et s’enfuit. Mais il est arrêté alors qu’il porte une arme et des tracts le 28 juin 1944 près de Précy-sur-Oise (60) par la Feldgendarmerie et le SD. Il est interné le jour même à la caserne Agel à Beauvais (60) et transféré le 1er juillet 1944 à la prison de Compiègne (60). Le 20 juillet 1944, il est internée au camp de Royallieu situé dans cette ville, il perçoit le matricule 46705. Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 2, il reçoit le matricule 81530. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 14 au Grand camp. Il est affecté le 5 septembre au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière), le 7 septembre au Kommando intérieur Baukommando II (construction à l’intérieur du camp). Le 16 septembre, il est transféré au Kommando Witten-Annen chargé de fabriquer des pièces d’armement pour la firme AGW. Le Kommando est évacué dans la nuit du 28 mars 1945. Il est libéré le 1er avril 1945 vers la ville de Lippstadt par les troupes américaines.
René LAGNEL est décédé le 27 mai 2011 au Mans dans le département de la Sarthe.