Née le 16 septembre 1921 à Sète dans le département de l’Hérault, elle est sténodactylo. Elle milite à l’Union des Jeunes Filles de France en 1937. Elle organise des collectes d’argent, de vivres et de vêtements pour venir en aide à l’Espagne républicaine. À la veille de la guerre, elle est secrétaire des Jeunesses communistes de sa ville natale. Début 1941, elle est responsable d’un groupe de Jeunes Filles du PCF. En 1942, elle rejoint un réseau de résistance FTPF (Francs-Tireurs Partisans Français). Elle collecte de l’argent pour venir en aide aux maquis. Elle distribue des tracts et des journaux clandestins et participe à l’organisation de manifestations. Notamment à celles des ménagères sétoises pour réclamer des tickets de pain et aux manifestations des dockers du port de Sète. Une des missions assignée à son groupe est d’orienter les jeunes qui veulent se soustraire au STO (Service du travail obligatoire) vers la Résistance en leur proposant de rejoindre les maquis de l’Hérault, de l’Aude, des Pyrénées-Orientales, du Gard et même de l’Ariège où elle a le rôle d’agent de liaison. Arrêtée le 4 octobre 1943, sur son lieu de travail à Sète, par la PJ de Montpellier, elle est écrouée à la maison d’arrêt de Montpellier (34). Jugée le 18 janvier 1944, par un tribunal spécial et condamnée à un an de prison pour activité terroriste, elle est transférée à la prison des Baumettes à Marseille (13) le 23 janvier 1944, puis à la Petite Roquette à Paris et à la centrale de Rennes (35) où elle est remise aux Allemands par les autorités françaises. Déportée le 30 mai depuis la gare de l’Est à Paris au camp de Neue-Bremm à Sarrebrück qu’elle atteint le jour même. Le 13 juin elle est transférée à Ravensbrück qu‘elle rejoint le 15 où elle perçoit le matricule 42188. Le 1er septembre envoyée au Kommando de Leipzig-Schönefeld qui dépend de Buchenwald, elle devient le matricule 3948. Elle est affectée à la production de Panzerfauste et d’obus pour la firme Hassag. Le 13 avril le Kommando est évacué lors d’une Marche de la mort longue et terrible pendant une semaine d’errance encadrée par des SS dont l’obstination meurtrière a fait de nombreuses victimes. Elle regagne Sète le 1er juin 1945.
Henriette LALANDE est décédée le 17 Juin 2011 à Sète dans le département de l’Hérault.