Né le 28 août 1924 à Clermont-Ferrand dans le département du Puy-de-Dôme, il est gardien de la paix au GMR (Groupe mobile de réserve) Limagne à Vichy (03). Le 7 juin 1944, il décide de quitter son poste pour aller rejoindre le Maquis. Il est arrêté en gare de Vichy avec armes et munitions, conduit au commissariat central de Vichy pour abandon de poste, puis incarcéré à la prison de Cusset (03). Le 21 juin il est interné au centre de séjour surveillé de Saint-Sulpice-la-Pointe (81). Le 28 juillet 1944, le directeur du camp reçoit l’ordre de préparer l’évacuation du camp et de remettre les internés aux Allemands. Déporté, le 30 juillet, depuis Toulouse à Buchenwald qu’il atteint le 6 août et reçoit le matricule 69743. Il effectue sa période de quarantaine au Block 52 du Petit camp. Le 14 septembre il est transféré au Kommando de Plömnitz-Leau chargé d’aménager dans une mine une usine de fabrication de pièces d’avions Junkers. Le Kommando est évacué les 11 et 12 avril 1945. Il est libéré, à Hinsdorf en Saxe-Anhalt, le 14 par les troupes américaines.
Antoine LARGIER est décédé le 11 août 2007 à Clermont-Ferrand dans le département du Puy-de-Dôme. Il est Chevalier de la Légion d’honneur.