Né le 15 janvier 1901 à Gueugnon dans le département de Saône-et-Loire, il est fondeur aux aciéries et forges de Gueugnon. Il a rejoint la Résistance au sien de la cellule de la ville et en 1941 en devient le responsable. Il a la charge du recrutement, de percevoir les cotisations et de remettre aux militants de base des paquets de tracts à diffuser. Il est arrêté le 22 février 1942 par la police française à son domicile suite à une dénonciation. Incarcéré à la prison de Dijon (21), il est jugé le 9 mai 1942 par la Cour Spéciale de cette ville et condamné à deux ans de prison pour avoir propagé des écrits communistes et des mots d’ordres de la III°Internationale. Il est emprisonné à la centrale de Claivaux (10), puis en décembre 1943 transféré à la prison de Chalon-sur-Marne (51) et le 24 avril 1944 interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14 où il reçoit le matricule 51176. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 6 juin il est transféré au Kommando d’Ellrich-Théâtre siège de la SS-Baubrigade IV chargé de la construction d’une voie ferrée reliant Kassel à Nordhausen. Le 20 juillet il est envoyé au Kommando de Günzerode chargé du nivellement du terrain et à la pose des rails. Il est admis le 20 janvier 1945 au Revier de Dora. Le 6 mars il est envoyé au mouroir de la Boelcke-Kaserne à Nordhausen.
Claude LAUFERON est déclaré disparu.