Né le 1er décembre 1921 dans le XVII° arrondissement de Paris, il est secrétaire dans un laboratoire. Il s’engage après l’armistice au 3e RD (Régiment de dragons) à Castres (81). Requis pour le STO (Service du travail obligatoire) il refuse d’aller travailler en Allemagne et décide de rejoindre les FFL (Forces françaises libres) en passant par l’Espagne. Il est arrêté par la police allemande le 1er mai 1943 à Arles-sur-Tech (66), incarcéré à la prison d’Amélie-les-Bains (66), puis transféré à la citadelle de Perpignan (66). Le 5 mai il est interné au camp de Royallieu de Compiègne (60) où il perçoit le matricule 14934. Déporté le 25 juin à Buchenwald qu’il atteint le 27 où il reçoit le matricule 14197. Il effectue sa période de quarantaine au Block 51 du Petit camp. Le 9 juillet, il est transféré au Kommando de Karlshagen situé sur la base de Peenemünde. Ce Kommando dépend du camp de Ravensbrück, il reçoit un nouveau matricule le 4788. Le 18 août, le site de Peenemünde est bombardé et partiellement détruit. Le 14 octobre, il est renvoyé à Buchenwald où il perçoit un nouveau matricule le 28037, affecté au Kommando de Dora. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945. Il est incorporé le 5 dans un convoi d’évacuation en direction du camp de Bergen-Belsen. Il arrive le 9 au camp des casernes de Bergen-Belsen. Il est libéré le 15 avril par les troupes britanniques.
Robert LAURIAT est décédé le 27 juillet 1957 à Garches dans le département des Hauts-de-Seine.