LAVAL René KLB 20306

Né le 21 août 1907 à Dijon dans le département de la Côte-d’Or, il est dentiste domicilié à Gien (45). Mobilisé en septembre 1939, il sert au sein du 85e RI (Régiment d’infanterie) il est rendu à la vie civile après la fin des hostilités. En octobre 1942, il rejoint la Résistance au sein des FTPF (Francs-tireurs partisans français) en qualité de chef de secteur de Gien sous le pseudonyme de Nestor. Il participe à des sabotages de trains et d’écluses : le 15 janvier 1943, sabotage de l’écluse de la Canardière sur le Canal de Briare, le 22 janvier 1943 au sabotage des lignes téléphoniques Cerdon-Grand Val et le 2 juin 1943 au déraillement du train sur la ligne Gien-Briare. Il est arrêté par la Police française de sûreté le 5 juin 1943 au cours d’une opération menée contre 80 individus ou dirigeants de réseaux de résistance, où des munitions et du matériel de propagande ont été saisis. Il est incarcéré à la prison d’ Orléans. Le 6 août il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 16950. Déporté le 2 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 4, il reçoit le matricule 20306. Il effectue sa période de quarantaine au Block 57 du Petit camp. Le 29 septembre il est transféré au Kommando de Dora où il intègre l’équipe médicale du Revier. Le complexe de Mittelbau-Dora est évacué les 4 et 5 avril 1945. Il est incorporé, le 4 avril, dans un colonne d’évacuation en direction du camp de Ravensbrück qu’il atteint le 14, il devient le matricule 14097. Le camp de Ravensbrück est à son tour évacué le 26 avril. Il est libéré à Parchim par l’Armée rouge le 5 mai.

René LAVAL est décédé le 22 novembre 1982 à Briare dans le département du Loiret. Il est titulaire de la Croix de guerre 39-45.