Né le 7 mai 1923 à Saint-Quentin-sur-le-Homme dans le département de la Manche, il est employé de commerce domicilié à Genêts (50). Il est dénoncé par une collaboratrice pour avoir, dans l’épicerie familiale, refusé de vendre aux Allemands des boîtes de conserves déjà contingentées, il est d’abord menacé, puis désigné pour le STO (Service du travail obligatoire). Refusant d’aller travailler en Allemagne, il quitte son domicile et décide de franchir la frontière espagnole pour aller rejoindre les FFL (Forces françaises libres). Il est arrêté le 18 avril 1942, incarcéré au fort du Hâ à Bordeaux (33), puis le 19 juin interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 15898. Déporté le 16 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 18, il reçoit le matricule 21843. Il effectue sa période de quarantaine au Block 63 du Petit camp. Le 13 octobre, il est transféré au Kommando de Dora. Le 15 janvier 1944, considéré par les SS comme « inapte au travail » il est incorporé, dans un convoi de 1000 malades ayant pour destination le camp de Majdanek près de la ville de Lublin en Pologne.
René LE CHARTIER est considéré disparu comme la quasi-totalité des hommes de ce convoi.